Atelier Données immersives : du territoire observé au territoire piloté

Animation, Rencontres régionales

15/06/2026

RENCONTRES REGIPNALES PIGMA 2026 ATELIER DONNEES IMMERSIVES FRANCOIS XAVIER GAMOY

Lors des ateliers des Rencontres régionales PIGMA 2026, François-Xavier Gamoy, Directeur de Géomatika, a présenté les apports des données immersives dans les systèmes d’information des collectivités. À travers l’exemple de l’intégration de Panoramax dans les outils métiers, cet atelier a montré comment les vues immersives deviennent progressivement de véritables outils de connaissance, de gestion et d’aide à la décision pour les territoires.

Depuis plusieurs années, les collectivités produisent et exploitent des volumes croissants de données géographiques. Les images immersives constituent aujourd’hui une nouvelle étape dans cette évolution.

À travers des vues photographiques géolocalisées à 360 degrés, elles permettent d’observer le territoire au plus près du terrain et d’accéder à une représentation particulièrement fidèle des espaces publics, des infrastructures ou encore du patrimoine.

Mais comme l’a rappelé François-Xavier Gamoy, l’enjeu ne réside pas uniquement dans la production de ces images. La véritable question est celle de leur intégration dans les outils du quotidien afin qu’elles deviennent une ressource réellement exploitable par les services.

De l’image à la donnée territoriale

Éditeur de la plateforme webSIG Isigéo, Géomatika accompagne de nombreuses collectivités dans la diffusion et la valorisation de leurs données géographiques.

L’intervention a mis en évidence l’évolution des usages autour de Panoramax, la base de données immersive libre portée par les acteurs publics. L’objectif n’est pas d’ajouter un outil supplémentaire aux environnements existants mais d’intégrer directement les images immersives dans les applications déjà utilisées par les agents.

Cette approche permet d’associer les vues terrain aux données géographiques, aux couches cartographiques et aux informations métier au sein d’un même environnement de travail.

L’utilisateur peut ainsi naviguer dans le territoire, consulter les données associées et accéder à des informations contextualisées sans quitter son outil habituel.

Une richesse portée par les métadonnées

L’un des enseignements majeurs de l’atelier concerne la valeur des métadonnées associées aux images.

Au-delà de la photographie elle-même, chaque vue immersive embarque de nombreuses informations : date de prise de vue, localisation précise, orientation, contributeur ou encore éléments descriptifs.

Ces informations enrichissent considérablement les possibilités d’analyse et permettent d’améliorer la recherche, la qualification ou le suivi de certains objets présents sur le territoire.

Les annotations et les tags ouvrent également de nouvelles perspectives pour la gestion patrimoniale, les inventaires ou encore le contrôle des infrastructures.

Des usages opérationnels pour les collectivités

Les données immersives offrent aujourd’hui de nombreux bénéfices pour les services publics.

Elles permettent notamment de :

  • Préparer des interventions sans déplacement préalable ;
  • Faciliter le diagnostic d’un site ou d’un équipement ;
  • Suivre l’évolution d’un espace dans le temps ;
  • Améliorer la gestion patrimoniale ;
  • Documenter les projets d’aménagement ;
  • Partager une vision commune entre différents services.

Ces usages contribuent à réduire les déplacements, à améliorer la réactivité des équipes et à renforcer la qualité des décisions prises.

L’exemple de la Ville de Bayonne, présenté lors du précédent Café-atelier PIGMA consacré aux données immersives, illustre parfaitement cette évolution vers une utilisation opérationnelle des images au sein des services.

Un levier pour la diffusion de la donnée

François-Xavier Gamoy a également souligné la simplicité de mise en œuvre des solutions de captation actuelles.

L’accessibilité des équipements et la facilité de contribution permettent à un nombre croissant d’acteurs de produire et de partager des données immersives.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans les principes portés par Panoramax : favoriser une production ouverte de données tout en garantissant aux collectivités la maîtrise de leurs contenus.

Pour les territoires, cette approche constitue une alternative crédible aux solutions propriétaires tout en renforçant la souveraineté sur les données produites.

Le défi de demain : rendre l’information lisible

L’un des enjeux majeurs évoqués durant l’atelier concerne la croissance rapide des volumes de données disponibles.

À mesure que les campagnes de captation se multiplient, les collectivités devront être capables de filtrer, hiérarchiser et présenter l’information de manière pertinente.

Le défi n’est donc plus seulement technique. Il concerne désormais l’ergonomie des interfaces et la capacité à orienter l’utilisateur vers l’information réellement utile à son besoin métier.

Cette réflexion rejoint directement les enjeux actuels de l’intelligence artificielle et de la valorisation des données territoriales : comment transformer une masse d’informations toujours plus importante en connaissance exploitable et en aide à la décision ?

Des données immersives au service de l’action publique

À travers cet atelier, François-Xavier Gamoy a montré que les données immersives dépassent aujourd’hui le simple stade de l’innovation technologique.

Correctement intégrées dans les systèmes d’information, enrichies par leurs métadonnées et adaptées aux besoins des utilisateurs, elles deviennent de véritables outils de pilotage territorial.

Une évolution qui s’inscrit pleinement dans la thématique des Rencontres régionales PIGMA 2026 : mettre la donnée au service de la transformation des territoires et de l’action publique.

(Télécharger la fiche d’information Géomatika)