Atelier Données photo-aériennes : produire, actualiser et valoriser les référentiels territoriaux
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16/06/2026

A l’occasion des ateliers des Rencontres régionales PIGMA 2026, Christophe Schiltz, de L’Europe vue du Ciel, a présenté les évolutions récentes de l’imagerie aérienne au service des territoires. Entre production d’orthophotographies de haute précision, actualisation rapide des référentiels, campagne précoce et valorisation en 3D, cet atelier a montré combien les données photo-aériennes constituent aujourd’hui un socle essentiel pour la connaissance, la gestion et la transformation des territoires.
La qualité des politiques publiques repose en grande partie sur la qualité des données utilisées. C’est particulièrement vrai pour les référentiels géographiques qui servent de base à de nombreux projets d’aménagement, de gestion des réseaux ou de planification territoriale.
Spécialisée depuis plus de vingt-cinq ans dans la photographie aérienne et la production de référentiels territoriaux, L’Europe vue du Ciel a présenté son savoir-faire ainsi que l’évolution des technologies d’acquisition aérienne. L’entreprise a déjà réalisé près de 2,5 millions de photographies aériennes, couvert plus de 21 000 communes françaises et intervient aujourd’hui dans seize pays.
Les missions réalisées permettent de produire des orthophotographies de haute précision, avec des résolutions comprises entre 2,5 cm et 15 cm par pixel, conformes aux exigences du PCRS (Plan de Corps de Rue Simplifié). Ces données constituent des références essentielles pour les collectivités, syndicats d’énergie et gestionnaires de réseaux.
Une innovation au service de la performance environnementale
L’un des temps forts de l’atelier a porté sur les moyens aériens développés par l’entreprise, notamment le Green Observer et sa nouvelle génération Green Observer 2.
Ces avions légers spécialement conçus pour l’acquisition aérienne permettent d’allier performance opérationnelle et réduction de l’empreinte environnementale. Avec une consommation d’environ 19 litres de carburant par heure, une autonomie supérieure à 1 000 kilomètres et un impact carbone jusqu’à dix fois inférieur à celui des solutions conventionnelles, ils répondent aux attentes croissantes des collectivités en matière de sobriété environnementale.
Cette approche prend une résonance particulière dans le contexte réglementaire actuel. À partir du 21 août 2026, la loi Climat et Résilience prévoit l’intégration systématique de critères environnementaux dans les marchés publics. Les modalités de production des données deviennent ainsi un enjeu à part entière pour les acheteurs publics.
Actualiser les données pour suivre l’évolution des territoires
Au-delà de la production initiale des référentiels, les échanges ont mis en évidence un enjeu majeur : leur actualisation.
Les territoires évoluent rapidement sous l’effet des projets d’aménagement, de l’urbanisation, des infrastructures ou encore des phénomènes naturels. Pour conserver leur pertinence, les référentiels doivent être régulièrement mis à jour.
L’Europe vue du Ciel a présenté ses méthodes d’actualisation intégrative permettant de mettre à jour rapidement les orthophotographies tout en optimisant les coûts de production. Cette réactivité repose notamment sur la capacité à intervenir dans des fenêtres météorologiques parfois très courtes, afin de garantir des conditions optimales d’acquisition.
Quand la 3D transforme la donnée en outil d’aide à la décision
L’atelier a également montré comment les référentiels territoriaux évoluent aujourd’hui vers des usages plus avancés.
La simple représentation cartographique laisse progressivement place à des modèles 3D permettant une lecture plus intuitive du territoire. Ces représentations facilitent la compréhension des projets d’aménagement, améliorent le dialogue avec les élus et les citoyens et contribuent à objectiver les décisions.
La 3D ne constitue plus seulement un outil de visualisation. Elle devient un véritable outil de pilotage, capable de valoriser les données territoriales et d’accompagner les collectivités dans leurs choix stratégiques.
Des expérimentations concrètes en Nouvelle-Aquitaine
L’intervention a également permis de mettre en lumière plusieurs réalisations récentes conduites en Nouvelle-Aquitaine.
En 2025, des campagnes d’actualisation des orthophotographies PCRS ont notamment été réalisées sur la ville d’Anglet et sur l’Île de Ré, avec des acquisitions adaptées aux contraintes spécifiques des territoires littoraux, notamment les marées et des campagnes précoces avec d’excellents résultats.
En 2026, une nouvelle opération menée au Pays basque a permis de survoler 46 zones en seulement deux journées favorables, aboutissant à la production de 257 km² d’orthophotographies PCRS. Cette expérimentation illustre la capacité des nouveaux moyens aériens à répondre rapidement aux besoins des collectivités tout en maintenant un haut niveau de qualité des données.
Un levier stratégique pour la connaissance des territoires
À travers cette présentation, Christophe Schiltz a rappelé que les données photo-aériennes constituent bien plus qu’un simple support cartographique.
Elles représentent aujourd’hui un investissement stratégique pour les territoires, en permettant de disposer de référentiels fiables, régulièrement actualisés et facilement valorisables dans les projets d’aménagement, de gestion des réseaux, de transition écologique ou de concertation.
Une démonstration particulièrement concrète de la manière dont la donnée géographique continue d’évoluer pour accompagner la transformation des territoires et nourrir les outils d’aide à la décision des acteurs publics.
(Télécharger la présentation de Christophe Schiltz, L’Europe vue du ciel)